31 octobre 2020

Faut-il écrire « cauchemar » ou « cauchemard » ?

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Règle : on écrira toujours « cauchemar » sans « d ». En effet, alors qu’on écrit le verbe « cauchemarder » avec un « d », il est tentant d’ajouter également un « d » à la fin du mot « cauchemar ». Or, il est absolument erroné d’écrire de cette manière « cauchemar ».

Exemples :

– Je n’arrête pas de faire des  cauchemars.

– Je n’aime pas faire un  cauchemar  la nuit.

– Raconte-moi ton  cauchemar

– « À l’aspect de ces difficultés, il fut découragé. Le monde social et le monde judiciaire lui pesaient sur la poitrine comme un   cauchemar. » – Balzac, Le Colonel Chabert, 1835.

– « Dans mon enfance j’étais sujet à de fréquents   cauchemars, qui me laissaient terrorisé; je me réveillais en criant ou dans les larmes et craignais de me rendormir. » – Gide, Journal, 1929.

– « C’est un   cauchemar   cette chimie; sûr et certain que je vais me faire coller » – Simone de Beauvoir, Les Mandarins, 1954.

– « Si calme, si gentil! comme un ami qu’un cauchemar vous a montré étendu mort et sanglant et qu’on retrouve au réveil, souriant, futile, animé, si inconscient de la menace. » – Gracq, Un Beau ténébreux, 1945.

Pour plus d’exemples et les différentes définitions de « cauchemar », vous pouvez consulter notre dictionnaire.

Comme le signale Bruno Deweale, expert en orthographe, « cauchemar » fut jadis écrit avec un « e » à la fin (et non un « d » !) :

Avant de le perdre au XVIIe siècle, « cauchemar » s’est longtemps écrit avec un « e » final qui le rapprochait de son homologue anglais nightmare. Cette finale –mare, commune à de nombreuses langues, renvoie à un « spectre », à un « fantôme provoquant de mauvais rêves ».

Voici enfin une vidéo récapitulant cette règle :

Vous pouvez désormais cauchemarder sans craindre de faire une faute d’orthographe ! Si cette règle vous a été utile, n’hésitez pas à consulter les autres articles sur l’orthographe française pour ne plus faire de fautes.

lalanguefrancaise.com