Lettres célèbres

Julio Cortázar et Edith Aron

Chère Edith : Je ne sais pas si vous vous souvenez encore du grand, maigre, lait et ennuyeux compagnon dont vous avez accepté la compagnie lors de nombreuses promenades à Paris, pour aller écouter Bach au Conservatoire, pour contempler une éclipse de Lune sur le parvis de Notre Dame, pour faire naviguer sur la Seine un petit bateau en papier, pour vous prêter un pull vert (qui a toujours votre parfum, même […]